Résines CBD
Nos résines de chanvre à dominante CBD, vendues au gramme. Une résine, c'est la partie résineuse de la plante — les trichomes — séparée du reste et compactée. Tout se joue dans la manière de les séparer : c'est elle qui donne la texture, la couleur, l'arôme et le prix. Cette page explique les procédés, les mots employés dans le rayon, et comment reconnaître une résine correcte.
Pollen, hash, résine : trois mots pour deux choses
Le pollen (ou kief) est la poudre de trichomes récupérée par tamisage. Il n'a subi ni pression ni chaleur : il reste sableux, poudreux, du beige clair au doré.
Le hash est ce même pollen une fois pressé, ou la résine travaillée directement à partir de la plante. La pression et la chaleur des mains soudent les trichomes en une masse compacte, plus facile à manipuler et à doser.
« Résine CBD » est le terme générique qui recouvre les deux. Sur nos fiches, le mot employé décrit le produit tel qu'il se présente ; le procédé est précisé quand nous le connaissons. Pour les formats non pressés, voyez le rayon mini buds, trim et pollen.
Les grandes façons de fabriquer une résine
- Le tamisage à sec (dry sift). La fleur séchée passe sur des tamis de mailles de plus en plus fines ; les têtes de trichomes se détachent et tombent, le végétal reste au-dessus. Plus la maille est fine et le tri patient, plus la poudre est propre. Résultat : une texture sèche, friable, qui se ramollit entre les doigts. Dans le rayon : la Diamond Dry Shift et la Triple Filtrée, dont le nom renvoie aux passages successifs de tamis.
- La méthode traditionnelle marocaine. Même principe, mais à l'échelle d'une récolte : les plantes sèches sont battues au-dessus de tamis tendus, et chaque vibration donne une qualité. Le premier passage, le plus pur, est celui qu'on appelle historiquement « double zéro ». Il ne représente qu'une petite part de la récolte. Dans le rayon : la Maroc Sticky, la Ketama et le Finger Hash.
- L'extraction à l'eau glacée (ice-o-lator, bubble hash). La plante est brassée dans de l'eau et de la glace : le froid rend les trichomes cassants, ils se détachent et se déposent au fond, puis sont filtrés dans des sacs de mailles calibrées en microns. Les fractions les plus recherchées se situent entre 73 et 90 microns, soit 0,073 à 0,09 mm — c'est là que se trouvent les têtes de trichomes mûres, avec le moins de débris végétaux ; la fraction 90 à 120 microns reste de bonne qualité et plus polyvalente. Un point que peu de vendeurs précisent : le micron désigne la maille du tamis, pas la qualité en soi — deux résines annoncées au même micron peuvent être très différentes selon le soin du tri et la variété de départ. Aucun solvant chimique n'intervient : seulement de l'eau, de la glace et des tamis. Dans le rayon : l'Osmoz Ice-o-lator.
- L'affinage à froid (piatella). Méthode italienne récente, et la plus exigeante du lot. On part d'une extraction à l'eau glacée réalisée sur plante fraîchement congelée, puis on laisse la résine mûrir à basse température, autour de 4 à 10 °C. Les terpènes restent en place au lieu de s'évaporer. On obtient une galette plate — piatto veut dire plat en italien — à la texture beurrée et à la couleur caramel. Dans le rayon : la Piatella Kush et la Piatella Lemon.
- Le frotté à la main (charas). La plante encore sur pied est frottée entre les paumes jusqu'à ce que la résine s'agglomère sur la peau, puis roulée en boule. C'est la méthode la plus ancienne et la plus lente. Nous n'en proposons pas actuellement : sachez simplement que c'est de cela qu'on parle quand un vendeur emploie le mot.
- La pression à chaud (rosin). De la fleur ou du pollen pressés entre deux plaques chauffantes ; la résine sort seule, sans solvant. Le produit relève alors davantage du concentré que du hash.
Ce que les étiquettes ne disent pas
Un point d'honnêteté, parce qu'il vous fera économiser du temps : les noms commerciaux des résines ne sont normalisés par personne. « Honey hash », « wax », « pollen wax », « premium », « triple filtrée » décrivent une texture ou une intention, pas un procédé défini. Le même mot recouvre, d'un producteur à l'autre, deux choses sans rapport.
Trois choses restent vérifiables : la méthode d'extraction quand elle est annoncée, le bulletin d'analyse du lot, et ce que vous constatez vous-même en ouvrant le sachet. Nous indiquons la méthode quand le producteur la documente, et nous écrivons « inspiré des résines traditionnelles » plutôt que d'affirmer une origine que nous ne pouvons pas prouver.
Sur l'ice-o-lator, le milieu emploie une notation de 1 à 6 étoiles qui juge la pureté : à 6 étoiles, la résine fond entièrement à la chaleur sans laisser de résidu. Cette notation n'est pas officielle non plus — elle vient des producteurs eux-mêmes.
Comment nous choisissons nos résines
Comme pour les fleurs : le bulletin d'analyse du lot est demandé au producteur, et chaque lot est ouvert et inspecté avant d'être mis en rayon. Sur une résine, ce que nous regardons à l'ouverture est différent d'une fleur — la couleur en surface et à la cassure, la souplesse sous le pouce, l'odeur au moment où on la travaille, et la façon dont elle s'effrite ou s'étire.
Quand le bulletin n'est pas encore arrivé, la fiche affiche un taux estimé, signalé comme tel, remplacé par la mesure dès réception. Le taux de THC reste dans tous les cas sous la limite légale de 0,3 %.
Reconnaître une résine correcte
Ces repères valent partout, y compris ailleurs que chez nous.
- L'odeur. Elle doit être végétale : terre, épices, parfois agrumes ou fruits selon la variété. Une odeur chimique ou plastique n'a rien à faire là.
- La texture sous le doigt. Une résine saine se ramollit à la chaleur de la main. Trop dure et cassante comme de la pierre, ou élastique comme un chewing-gum : dans les deux cas, elle est vieille, mal conservée, ou chargée d'autre chose.
- La cassure. Un dry sift s'effrite en poudre sèche, une piatella s'étale, un hash traditionnel se plie. Ce qui compte est la cohérence entre ce qui est annoncé et ce que vous avez dans la main.
- Le comportement à la chaleur. Une résine propre bulle doucement et fond en huile. Une fumée noire épaisse ou une odeur de plastique brûlé signalent une résine chargée.
Comment nous fixons nos prix
Le point de départ est ce que le lot nous coûte. Ce qui creuse l'écart d'une résine à l'autre : la méthode d'extraction — l'eau glacée et l'affinage à froid demandent beaucoup de matière première et de temps pour peu de produit fini —, la finesse du tri, et la rareté. Aujourd'hui, notre rayon va d'environ 7 € à 17 € le gramme.
Deux repères pour comparer : regardez le prix au gramme et non celui du sachet, et méfiez-vous d'un taux de CBD très élevé annoncé sans bulletin d'analyse. Sur une résine, le pourcentage est mécaniquement plus haut que sur une fleur, puisque le végétal a été retiré — ce n'est pas un exploit du producteur, c'est la conséquence du procédé.
Par où commencer
En découverte, une résine tamisée à sec ou de tradition marocaine est le meilleur point d'entrée : texture prévisible, prix mesuré, arôme franc. Gardez l'ice-o-lator et la piatella pour quand vous saurez ce que vous cherchez — ce sont des produits d'amateur, et leur intérêt se perd si on les traite comme le reste.
Ce rayon ne convient pas à tout le monde. Si vous préférez la fleur entière, allez voir les fleurs CBD. Si vous ne voulez rien préparer, les pré-roulés et cannarettes sont prêts à l'emploi. Et pour les versions enrichies en molécules de synthèse, qui n'ont rien à voir en intensité, c'est le rayon résines néo-cannabinoïdes — un rayon d'habitués, pas de découverte.
Au comptoir de nos deux adresses du 14e arrondissement de Paris (Général Leclerc et Montparnasse), l'équipe peut vous les faire sentir et vous montrer la différence de texture entre deux procédés. C'est plus parlant que n'importe quelle photo.
Ce qui va avec une résine
- De quoi la chauffer proprement. Le V.A.P. Verre Katalyzer accepte herbes et résines ; le Katalyzer Mini Dab Wax Pen est un format de poche dédié aux concentrés. Le rayon complet : vaporisation.
- Une pipe ou un bang, pour ceux qui restent sur la combustion : bangs et pipes.
- De quoi la conserver. Une résine craint la lumière et la chaleur, qui l'assèchent et lui font perdre ses arômes. Un pot Miron en verre violet de 30 ml bloque la lumière visible, et l'humidité d'un pot se tient idéalement autour de 62 % ; le rayon boîtes et conservation couvre le reste.
Sélectionné par Florent, responsable de boutique. C'est lui qui sent, compare et tranche sur ce qui entre au catalogue, résines comprises. Le Finger Hash est celui que l'équipe tend en premier à qui découvre le rayon. Prix et taux de cette page vérifiés le 3 août 2026.
Conservation : dans son emballage d'origine, à l'abri de la lumière, de l'humidité et de la chaleur. Une résine bien conservée garde sa souplesse et ses arômes 6 mois et plus ; exposée à l'air, elle durcit et s'assèche.
Prévention et réduction des risques : La Voie Verte encourage une consommation prudente et responsable. Lorsqu'une alternative est possible, la vaporisation peut réduire certains risques par rapport à la combustion, sans pour autant être sans risque. Réservé aux adultes. Déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement. Ne pas conduire ni utiliser de machines après consommation. En cas de traitement médical en cours, demander conseil à un professionnel de santé avant usage. Produit non destiné à un usage médical.
Les seize résines du rayon, côte à côte
| Résine | Procédé | Texture | Au vaporisateur | Prix au gramme |
|---|---|---|---|---|
| KETAMA | battage sur tamis | — | support conseillé | 7 € |
| SUPREME AYA | non documenté | — | support conseillé | 8 € |
| HONEY HASH LEMON | mousseux | aérée, légère, souple | support conseillé | 8 € |
| MAROC STICKY | style marocain | collante | support conseillé | 9 € |
| DIAMOND DRY SHIFT | tamisage à sec | sèche, friable | le plus facile du rayon | 11 € |
| PURPLE HASH | tamisage 120 microns, pressé | — | support conseillé | 12 € |
| OSMOZ ICE-O-LATOR | eau glacée | — | support conseillé | 13 € |
| MOUSSEUX BLOND MAROCAIN | tamisé à froid 120 microns, pressé main | légère, se recompose | support conseillé | 13 € |
| TRIPLE FILTRÉE | tamisage à sec, trois passages | souple, brun profond | support conseillé | 14 € |
| LE SPÉCIAL | extraction à froid | — | support conseillé | 14 € |
| HONEY HASH GAZ | mousseux et wax | aérée | support conseillé | 15 € |
| PIATELLA LEMON | eau glacée, affinage 4 à 10 °C | beurrée, fondante | support indispensable, chauffer bas | 15 € |
| HONEY HASH CANDY | mousseux et 15 % de wax | aérée, légère | support conseillé | 16 € |
| PIATELLA KUSH | eau glacée, affinage 4 à 10 °C | beurrée, fond sous le doigt | la plus liquide à la chauffe | 16 € |
| OSMOZ CACTUS CAKE | eau glacée | — | support conseillé | 17 € |
| FROOTYMISU | dry sift de trois variétés | grasse, collante, malléable | support nécessaire, coule sur grille | 17 € |
Aucune colonne de taux, et c'est volontaire. Treize de ces seize résines n'ont pas de bulletin d'analyse en notre possession : nous n'affichons alors aucun pourcentage, parce qu'un chiffre repris d'une fiche fournisseur — sans laboratoire, sans méthode et sans numéro de lot — ne se vérifie pas. Trois lots font exception et publient le leur : l'Osmoz Ice-o-lator à 49,97 % de CBD total, Le Spécial à 50,04 % sur le lot SPEC0002 dont 11,95 % encore sous forme de CBDA, et la Purple Hash à 35,51 %. Deux autres — le Cactus Cake et le Maroc Sticky — ont leur bulletin en téléchargement sur leur fiche. Une résine vendue en France doit rester sous 0,3 % de THC ; les producteurs l'attestent, et nous ne l'affirmons à leur place que là où le document existe. Les cases vides de la colonne *Texture* sont celles que la fiche du producteur ne décrit pas — nous ne les remplissons pas d'après une résine voisine. Comparez toujours au gramme, jamais au sachet.
En détail : handicap et accessibilité · LGBTQIA+




